La Fédération Royale Belge de Football (RBFA) a annoncé qu'elle ne soutiendra pas la candidature de Gianni Infantino à un nouveau mandat à la tête de la FIFA sans des explications claires sur l'affaire du carton rouge de Folarin Balogun. Cette décision, rapportée par Reuters le 7 septembre, intervient après que la suspension automatique de l'attaquant américain a été levée par la FIFA, lui permettant d'affronter la Belgique en huitièmes de finale de la Coupe du Monde 2026. La RBFA demande que ce dossier soit inscrit à l'ordre du jour de la prochaine réunion du Conseil de la FIFA, prévue le 15 octobre.
La Belgique, actuellement première de son groupe en Coupe du Monde avec cinq points après trois matchs, a marqué six buts et en a encaissé deux. L'équipe nationale, qui a perdu ses deux derniers matchs, prépare sa prochaine rencontre face à l'Italie le 25 septembre, un déplacement que vous pouvez suivre sur notre page fixtures.
Pourquoi la Belgique conteste la décision de la FIFA
La controverse remonte au dernier tour de la Coupe du Monde 2026. Folarin Balogun, attaquant des États-Unis, a reçu un carton rouge qui entraînait normalement une suspension automatique pour le match suivant. Cependant, la FIFA a suspendu cette sanction, permettant à Balogun de jouer contre la Belgique en huitièmes de finale. La RBFA a immédiatement cherché des éclaircissements sur ce processus disciplinaire jugé opaque. Pascale Van Damme, présidente de la RBFA, a déclaré : "Mon équipe à la RBFA a communiqué avec la FIFA de manière calme et constructive, pendant et après la Coupe du Monde, afin d'obtenir des clarifications dans l'affaire Balogun". Deux mois après les faits, ces questions restent sans réponse satisfaisante selon la fédération belge.
Quelles sont les autres préoccupations de la RBFA
L'affaire Balogun n'est pas la seule source de tension. La fédération belge s'oppose également à un projet de vente par la FIFA d'une participation dans les droits commerciaux de la Coupe du Monde. La RBFA affirme son attachement à un modèle international de football solide, indépendant et durable. Elle a souligné dans un communiqué qu'"il est essentiel que de tels cas soient traités de manière transparente et rigoureuse, dans l'intérêt de la FIFA, de la bonne gouvernance et de la crédibilité du football international, avec des garanties claires pour l'avenir". La Belgique reste en contact étroit avec l'UEFA sur ces deux dossiers et continue de plaider pour une plus grande transparence dans les prises de décision de la FIFA.
Quel est le contexte sportif actuel de l'équipe nationale
Alors que cette bataille administrative se déroule, l'équipe de Belgique doit se concentrer sur la poursuite de sa campagne en Coupe du Monde. Avec un bilan récent de trois victoires et deux défaites sur les cinq derniers matchs, le sélectionneur doit composer sans Amadou Onana, actuellement indisponible. La dernière sortie remonte au 10 juillet, avec une défaite 2-1 face à l'Espagne. Le parcours et les statistiques de l'équipe sont disponibles sur notre page standings. La gestion du groupe, notamment en l'absence de joueurs clés, est un élément central de la préparation au choc contre l'Italie.
Quelle est la prochaine étape dans ce conflit
La pression monte à l'approche de la réunion du Conseil de la FIFA du 15 octobre. La RBFA a formellement demandé que l'affaire Balogun y soit discutée. Cette démarche intervient dans un contexte où le président américain Donald Trump a personnellement exhorté Gianni Infantino à revoir ce dossier. Le soutien de la Belgique à la réélection d'Infantino est désormais conditionné à des réponses précises sur la gestion de ce cas et sur les garanties pour l'avenir. La fédération belge, qui surveille également la liste des blessures, entend utiliser son influence pour défendre ses principes de gouvernance. La prochaine échéance sportive majeure pour les Diables Rouges est donc un déplacement en Italie le 25 septembre 2026.
