La Fédération belge de football (RBFA) a annoncé lundi qu'elle ne soutiendrait pas la réélection de Gianni Infantino à la présidence de la FIFA. Cette décision intervient alors que l'équipe nationale belge, les Diables Rouges, occupe la première place de son groupe en qualifications pour la Coupe du Monde 2026, avec 5 points en trois matchs. La RBFA a justifié sa position par des préoccupations majeures concernant la gouvernance et la transparence de l'instance mondiale. Le scrutin pour la présidence de la FIFA est prévu pour mars 2027, et Infantino est pour l'heure le seul candidat déclaré.

La fédération belge exige des réponses claires sur plusieurs dossiers qui ont terni l'image du football international. Elle a notamment pointé du doigt le processus opaque ayant conduit à la levée de la suspension de l'attaquant américain Folarin Balogun lors de la dernière Coupe du Monde. Balogun avait écopé d'un carton rouge en huitièmes de finale contre la Bosnie-Herzégovine, ce qui entraînait une suspension automatique pour le tour suivant contre la Belgique. La FIFA est intervenue pour annuler cette suspension, une décision qui a provoqué une vague de critiques. Il a ensuite été révélé que le président américain Donald Trump avait téléphoné à Infantino à ce sujet. Pascale Van Damme, présidente de la RBFA, a déclaré : "Deux mois après les événements, nous constatons que nos questions restent sans réponse à ce jour". La Belgique a officiellement demandé que ce dossier soit inscrit à l'ordre du jour du prochain Conseil de la FIFA, le 15 octobre.

La défiance ne se limite pas à l'affaire Balogun. Ces dernières semaines, les instances dirigeantes du football se sont divisées face au leadership d'Infantino. Des critiques l'accusent d'avoir élaboré des plans pour une nouvelle structure commerciale impliquant des investisseurs privés pour la Coupe du Monde, sans consultation suffisante des associations membres. Bien que la proposition ait été rapidement retirée face à l'opposition croissante, ce mouvement n'a pas apaisé les inquiétudes. Pour plusieurs fédérations, dont la Belgique, cet épisode symbolise un style de gouvernance autocratique et un manque de dialogue. Cette crise survient dans un contexte sportif chargé pour les Diables Rouges, qui viennent de concéder deux défaites consécutives, dont un revers 2-1 contre l'Espagne le 10 juillet, et doivent se rendre en Italie pour un match important le 25 septembre. Vous pouvez consulter le programme complet des éliminatoires sur notre page fixtures.

Bien que cette affaire soit institutionnelle, elle se déroule en arrière-plan des efforts de l'équipe pour se qualifier pour le Mondial 2026. Les Diables Rouges affichent un bilan de 6 buts marqués pour 2 encaissés, mais leur récente forme est en dents de scie avec trois victoires et deux défaites sur les cinq derniers matches. L'équipe doit également composer avec l'absence du milieu de terrain Amadou Onana, actuellement indisponible. Le prochain déplacement en Italie représente un test important dans la course à la qualification. Le staff et les joueurs peuvent se concentrer sur le terrain, mais la fédération, elle, mène un combat pour plus d'intégrité au plus haut niveau. Les supporters peuvent suivre l'état de la sélection et les statistiques des joueurs via notre page squad.

La position de la Belgique ajoute une pression significative sur Gianni Infantino à moins d'un an et demi du vote. La fédération belge, par la voix de sa présidente, a clairement indiqué qu'elle attendait des explications substantielles avant de reconsidérer son soutien. La demande d'inscrire l'affaire Balogun à l'ordre du jour du Conseil de la FIFA en octobre est une manœuvre pour forcer un débat public. Si d'autres fédérations majeures suivent le mouvement, la campagne pour le scrutin de mars 2027 pourrait devenir bien plus contestée. L'équipe nationale, quant à elle, prépare sa rencontre face à l'Italie, prévue le 25 septembre 2026.