En 2002, la Belgique se présentait au Mondial en Corée du Sud et au Japon avec un mélange d'optimisme et d'attente. Après une phase de qualification solide, qui avait vu les Rode Duivels dominer leur groupe, les regards étaient tournés vers une équipe qui avait enfin le potentiel de briller sur la scène mondiale. Les joueurs emblématiques comme Marc Wilmots, qui avait déjà fait ses preuves lors des précédents tournois, et de jeunes talents prometteurs tels que Vincent Kompany, insufflaient un nouvel élan à l'équipe.

Le premier match contre le Japon a été un véritable test de caractère. La Belgique a montré de belles séquences de jeu et a réussi à décrocher un match nul. Cependant, c'est lors du deuxième match contre la Russie que les Rode Duivels ont véritablement marqué les esprits : une victoire éclatante de 3-2 qui a ravivé l'espoir d'une belle aventure. Ce match a été un véritable tournant, non seulement pour le parcours de l’équipe, mais aussi pour l'enthousiasme des supporters qui commençaient à rêver d'un parcours en phase à élimination directe.

Mais les rêves se sont rapidement heurtés à la réalité lors du match décisif contre la Turquie en quart de finale. Dans un match âprement disputé, la Belgique a vu sa progression stoppée de manière controversée et déchirante. Un penalty accordé aux Turcs a été le tournant du match, et malgré une performance courageuse, les Rode Duivels ont été éliminés. Cette défaite a laissé un goût amer dans la bouche des supporters, qui avaient vu leur équipe à un pas de l'ultime objectif.

L'échec de 2002 a marqué un tournant dans la perception du football belge. Alors que l’équipe avait prouvé qu'elle pouvait rivaliser avec les meilleures, la déception de ne pas avoir atteint les demi-finales a engendré une réflexion profonde sur la manière dont le football belge devait évoluer. Depuis ce jour, la quête pour une nouvelle génération de talents a pris de l'ampleur, avec un accent sur le développement des jeunes joueurs et l'amélioration des infrastructures.

Aujourd'hui, en se préparant pour la Coupe du Monde 2026, les Rode Duivels portent avec eux les leçons de ce passé. L'équipe se reconstruit sur les fondations posées par les générations précédentes, avec l'espoir de transcender les déceptions et de réaliser ce que de nombreuses équipes avant elles n'ont pas réussi à accomplir. La mémoire de 2002 reste vivante, non pas comme une simple défaite, mais comme un chapitre essentiel dans l'épopée des Rode Duivels vers la grandeur.