Les Diables Rouges de Roberto Martínez affronteront ce mardi à Seattle un adversaire bien plus redoutable que prévu. Grâce à une décision controversée de la FIFA, Folarin Balogun - suspendu après un carton rouge contre la Bosnie-Herzégovine - pourra bel et bien fouler la pelouse face à la Belgique en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Dernier résultat : Espagne 2-1 Belgique (2026-07-10). Une nouvelle qui a laissé la presse belge sans voix.
Que s’est-il passé ?
Dimanche 5 juillet, la Commission de discipline de la FIFA a surpris tout le monde en transformant la suspension ferme de Balogun - initialement infligée pour son expulsion contre la Bosnie - en une peine avec sursis assortie d’une période probatoire d’un an. Résultat : l’attaquant américain, meilleur buteur de son équipe dans ce Mondial, est désormais éligible pour le choc face aux Diables Rouges. Une décision qui sent le scandale à plein nez, d’autant que la presse américaine a révélé que Donald Trump aurait interpellé Gianni Infantino pour faire réexaminer la sanction.
Pourquoi cette décision choque-t-elle autant ?
Les réactions en Belgique sont unanimes : la presse crie au scandale. Dans La Libre Belgique, on parle d’une « institution peu vénérable qui met son impartialité en solde ». Le Soir renchérit : « La FIFA tue le football ». Vincent Langendries, chroniqueur à la RTBF, résume l’indignation : « J’ai d’abord cru à une blague. Mais non. C’est un poisson d’avril qui a viré au cachalot. » Les observateurs pointent du doigt la proximité entre Infantino et Trump, une alliance jugée incompatible avec l’éthique sportive.
Un cadeau empoisonné pour les Belges ?
Pieter-Jan Calcoen, rédacteur en chef de Het Nieuwsblad, va plus loin : « C’est corrompu à 100 %. Ils essaient d’avoir les meilleurs joueurs sur le terrain. » Manuel Jous, sur Complètement Foot, ne mâche pas ses mots : « Absolument scandaleux. Franchement, je suis sur le derrière. » Les critiques visent aussi la gestion d’Infantino, accusé de transformer la FIFA en empire personnel plutôt qu’en organe sportif.
Et maintenant ?
Roberto Martínez et ses hommes devront composer avec cette polémique en plus de leur défi sportif. Prochain match : contre l'Italie (extérieur, 2026-09-25). La Belgique, battue deux fois de suite avant ce Mondial, tente de garder la tête froide. Entre-temps, les Diables Rouges restent sur une défaite 2-1 contre l’Espagne le 10 juillet - un revers qui rappelle que chaque match compte. Les absences de Doku, Onana et Debast pèsent aussi dans la balance.
